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Vercingétorix vainqueur par deux fois à Gergovie (Brutus et César)a démontré aux autres peuples de la Gaule Celtique que vaincre César est à sa portée. César vient de piller tout le Nord de la Gaule. À Sens, ses bagages sont pleins des richesses volées au cours de sa campagne. Vercingétorix ne veut pas de combat singulier contre l’armé de César, celle-ci est techniquement plus forte que la sienne, surtout en rase campagne. Il doit enrôler suffisamment de troupes afin que la supériorité numérique  comble le manque de technique militaire des Gaulois. Enormément de troupes supplémentaires car les légions  de César vont bientôt s’ajouter à celles de Labienus, 10 légions dans un premier temps soit environ 60 000 hommes.  (Auxiliaires germains par la suite) 

Pour mobiliser cette armée, deux hypothèses.

               - Celle de Napoléon III ne se base sur aucun texte pour démontrer que la rébellion organisée par  Vercingétorix est le fait d’un sursaut Nationaliste Celte. Pas besoin d’or dans ce cas. Mais pour qu’il y ait ce sursaut, il faudrait qu’il y ait une nation Celte. Or la moitié Sud et Est d’une carte de France d’aujourd’hui est déjà sous l’occupation Romaine l’Italie du Nord est aussi dans ce cas et tout se passe bien. Enormément de commerce entre les Arvernes de  Némossos, Gondole et les Romains.

               - Celle de St Maurice : L’argent est le nerf de la guerre hier comme aujourd'hui. Les bagages de César sont pleins d’or pillé pendant sa campagne punitive du Nord de la Gaule.

               Je pense avoir lu que ; Le nombre de légions accordé à César n’a été que le fruit de négociations entre lui et ses futurs ennemis Pompé et Crassus, les Gaulois ne sont certainement pas plus patriotes que les Romains.

               Il y avait déjà beaucoup de Gaulois dans l’armée Romaine. Ex ; les Helviens pour aider Brutus. Ces peuples Celtes se combattent fraternellement depuis des siècles. Quels sont les moyens à la disposition de Vercingétorix pour convaincre les autres chefs de tribus à une alliance de circonstance ? C’est très simple, « l’appât du gain »

                Les frontières de la Gaules ne sont pas établies, alors l’esprit national, les Gaulois ne savent pas ce que c’est. Plus tard, 1500 ans de guerres fratricides Européennes suivront les 500 ans de la « Pax Romana »

               Réunir les ennemis d’hier sous la bannière de Vercingétorix ne peut être que le fruit d’âpres négociations financières entre les chefs Gaulois. La cupidité n’est pas une invention du XXème siècle bien que nos politiques soit passés maître en la matière. Mais pour promettre un bénéfice futur il faut montrer des garanties, d’où l’intérêt de montrer de l’or beaucoup d’or. C’est là que le trésor de Vercingétorix devient une nécessité incontournable pour la conversion des autres chefs à sa cause. Cet or ne peu pas voyager avec le Gaulois, trop d’insécurité, je parle pour l’or bien sûr. Alors, il va rester à Gergovie. Mais cette année -52 ne va pas se terminer comme Vercingétorix l’avait projeté. Six mois plus tard après la défaite d’Alésia, César va comme à la coutume des vainqueurs Romains, faire raser les citées qui ont refusées de se soumettre. Alésia puis Gergovie certainement Gorgobina, même s’il n’en parle pas, elles  ne feront pas exceptions à la règle. C’est la coutume Romaine. Coutume certainement connue des Gaulois, qui justifie l’enfouissement du trésor en dehors de l’oppidum.

               Ex Carthage ; On voit clairement que ce qui motive les guerres chez les Romains, ce n’est pas un esprit nationaliste mais l’appât du gain, résultat des pillages dans les camps des vaincus.           

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Carthage_(-149)

Un petit extrait pour convaincre les réticents.

Pour régler le destin du reste de l’Afrique punique, le Sénat désigne une commission de dix membres, prise en son sein, pour s’en occuper. Les villes qui s’étaient rangées du côté de Rome reçoivent la « liberté » et sont officiellement reconnues comme « cités libres ». En réalité, il ne s’agit que d’une autonomie interne pour prix de leur ralliement. Il s’agit d’Utique, d’Hadrumète ou Sousse, de Leptis Minus (Lemta), de Thapsus (Ras Dimasse), d’Acholla (Henchir Botria), de Theudalis (Hechir Aouan ?) et d’Usalla (Inchilla) . Quant à Bizerte, dont les navires n’ont pas cessé de harceler les convois romains, elle partage le sort de Carthage à qui elle est restée fidèle jusqu’au bout : elle est rasée. Le reste du territoire, la chora de Carthage, qui représente un peu moins de 25 000 km2, reçoit le statut de province avec un gouverneur. Il devient officiellement ager publicus, c'est-à-dire propriété collective du peuple romain, prise de guerre. Une partie est réservée pour les besoins du vainqueur, une autre est vendue à des Romains qui doivent acquitter un impôt léger ou vectigal, et le reste est laissé à des paysans libres contre un impôt plus lourd, le stipendium.

        Donc après la défaite d'Alésia, Les habitants restés à Gergovie doivent s’attendre à un triste sort, César n’en parle pas mais la coutume Romaine de raser, puis labourer les villes ayant refusées de se soumettre va s’appliquer ici comme ailleurs, je pense même que César a du mettre un point d’honneur pour faire exécuter cette action à Gergovie. Que va devenir le trésor de Vercingétorix. 2000 ans plus tard, on a une hypothèse.

               Soit volé; les voleurs utilisent le fruit de leurs méfaits pour mener grand train de vie sinon à quoi bon voler ? Dans ce cas il disparait dans les circuits commerciaux.

               Soit dissimulé en dehors de l'oppidum par des troupes fidèles dès l’annonce de la défaite d’Alésia. Il ne tombera pas entre les mains des Romains qui vont tout raser. On reviendra le chercher plus tard.

               Près de notre hypothétique Gergovie, au début du siècle dernier, un trésor comprenant des pièces en or de monnaie Gauloise à été découvert inopportunément. Ce trésor, du moins ce qu’il en reste à été répertorié par des experts. Voici une photo de ce qui est présenté puis un  compte rendu et une hypothèse concernant l’origine de celui-ci.

          Détail probant: Une suite homogène d'espèces d'un seul peuple.

 

 L'orfèvre qui les a poinçonné était forcément près du chef puissant et riche qui les a commandés.

Voir la différence avec le trésor de Pionsat en bas de chapître.

http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CPicZ.aspx?E=2C6NU0ILIPAE

http://www.zoomdici.fr/actualite/Le-tresor-de-Lapte-id126739.html

 

En 1908, un cultivateur de Haute-Loire trouvait un trésor gaulois d'une valeur inestimable. Richard Bonnet nous raconte cet événement historique et nous informe des importantes conséquences de cette trouvaille, notamment pour la compréhension de l'époque Gauloise et de la société arverne.

Richard Bonnet (l'un des associés fondateur de zoomdici)  est originaire de la Haute-Loire et travaille en Haute-Savoie. Il se passionne pour les histoires locales et nous a proposé de relayer sa prose, prose qu'il publie fréquemment sur son propre blog : histoirelocale.fr

A travers les histoires qu'il conte, Richard Bonnet permet aux altiligériens d'enrichir leur culture et leur connaissance historique du département. Une envie que partage la rédaction de Zoomdici.fr.

Le trésor de Lapte

Au commencement de 1908, divers journaux annoncèrent une découverte qui mit en émoi le monde des amateurs.

Il s'agissait d'un trésor de monnaies gauloises, en or, trouvé au lieu-dit Grange-Neuve, territoire de Soudières, commune de Lapte (arr. d'Yssingeaux, Haute-Loire). C'est le 27 janvier 1908, que le cultivateur Jean Maisonnial découvrit un vase de terre gris rougeâtre, qui fut brisé et laissa voir environ 170 statères (et probablement plus).

Le trésor fut examiné, dès les premiers jours, par M. Ph. Testenoire-Lafayette, qui put faire quelques photographies des principaux types. On parla d'abord d'une vente aux enchères qui devait avoir lieu à Lapte ; puis diverses personnes écrivirent ou vinrent sur les lieux, et, par leurs démarches intempestives, contribuèrent à faire germer, dans l'esprit de l'inventeur, l'idée que son trésor valait une somme énorme. Il rompit ses relations avec les personnes qui lui avaient donné de sages conseils, dans les premiers jours de sa joie. C'est ainsi que le trésor de Lapte fut "bloqué «pendant quelques mois.

Puis, peu à peu, les pièces se disséminèrent de divers côtés. Aujourd'hui, il faut perdre l'espoir de faire une étude complète de cette trouvaille.  Heureusement, les notes prises peu de temps après la découverte permettent d'apprécier l'intérêt des pièces.

Le monnayage des Arvernes d'après des trouvailles récentes - 11 février 1938 Comme l'explique Adrien Blanchet dans son ouvrage "Le monnayage des Arvernes d'après des trouvailles récentes", il existe des pièces d'or de très bon titre, connues à peu d'exemplaires au siècle dernier mais bien mieux depuis la trouvaille de Lapte en 1908. En rendant compte de celles découvertes en 1910 M. Blanchet avait prouvé qu'il s'agissait de monnaies arvernes, sinon des plus anciennes de ce peuple, du moins de pièces bien antérieures à la fin de l'indépendance de la Gaule.

La découverte d'un autre trésor vers 1930, comprenant à peu près 200 monnaies semblables à celle de Lapte, à Saint-Uze, à six kilomètres au Nord-est de Saint-Vallier (Drôme), a permis à M. Blanchet de proposer une explication qui paraît de la plus grande vraisemblance.

Lapte est certainement sur le territoire de l'ancien empire arverne, si puissant au cours des derniers siècles avant notre ère. Saint-Uze, bien que sur la rive gauche du Rhône et probablement dans l'ancien territoire des Allobroges, est à peine à 70 kilomètres de Lapte, à vol d'oiseau.  Or, nous savons que les Allobroges - ne pouvant pas résister seuls aux Romains qui cherchaient à remonter la vallée du Rhône - demandèrent le secours des Arvernes.

C'est alors que le roi de ceux-ci, Bituit, se dirigea avec ses chars et 200 000 guerriers contre les légions et n'hésita pas à jeter des ponts sur le fleuve, près du confluent de l'Isère. Bituit fut vaincu et capturé par le consul Fabius Maximus, en 121 avant notre ère. M. Blanchet estime que le trésor de Saint-Uze (à moins de 30 kilomètres du lieu de la bataille) était la propriété d'un guerrier arverne, qui se sauva dans la direction du Nord. Jusqu'à maintenant, nous n'avions pas soupçonné la nature des monnaies d'or que Bituit et son prédécesseur distribuaient à leurs druides, leurs bardes et leurs guerriers.

Il est maintenant possible de croire que les statères d'or de Lapte et de Saint-Uze, avec une tète et, au revers, un char sous lequel se voit une grande lyre, représentent ce monnayage, dont l'influence en Gaule a été certainement très importante.

        Voilà ce fameux trésor. Il devrait être partiellement exposé au musé Crozatier du Puy en Velay dès la fin des travaux de rénovation de celui-ci. Avec un hypothétique Gergovie sur le plateau de St Maurice de Lignon, ce trésor Gaulois a été trouvé à moins de 6 km à vol d’oiseau de notre oppidum. 

autres informations sur ce trésor. (cliquez sur l'image).

 

Pourquoi ne pas l’avoir dissimulé sur l’oppidum ?

Après la victoire globale des Romains, labourer une ville vaincue à le double avantage de ;

               - Supprimer complètement la ville physiquement.

               -De la rayer de la mémoire collective.

               -Mais aussi de trouver tout ce qui y est enfoui, à cette époque, pas de coffre fort ni de banques, alors la moindre valeur est enterrée dans le sol, ce qui explique pourquoi le trésor de guerre de Vercingétorix n’est pas enfoui dans le sol de l’oppidum mais juste à coté. On reviendra le chercher plus tard.

               Est-ce que César va se contenter de faire raser la ville, les habitants non combattants doivent eux aussi être puni. Surtout ceux de Gergovie contre lesquels,  il a perdu deux batailles. Les combattants sont emmenés à Rome en esclavage, il ne reste que femmes, enfants et vieillards. Comme pour les Boïens dont les survivants ont été placés sous l’autorité des Eduens, César a peut être aussi déplacé cette population. Mais où ?

               Il semble qu’en Hollande, une tribu importée par les Romains porte encore le nom de Welluwes ; Cela semble incroyable, mais pourquoi pas. Ce lien m'a été fourni par un membre du club d'histoire de St Victor Malescourt, un grand merci à cette personne.

  

clic sur image ou sur le lien suivant.

 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rbph_0035-0818_1930_num_9_3_6726

    Je rappelle qu’après Alésia, seul les Arvernes dont Némossos est la capitale et les Eduens de Bibracte ont bénéficiés de la clémence de César. Un peu de trahison à la cause de Vercingétorix a bien aidé ces deux peuples à tirer les marrons du feu sans se bruler. Ces trahisons constantes et répétitives des peuples de la Gaule n’ont pas empêché Napoléon III de se servir de cette histoire pour nous imprégner d’un esprit patriotique qui n'a servi  qu’a sa cause en détournant l’attention de ses débacles militaires.

 

Fabrication de monaie chez les Gaulois.

cliquez sur l'image pour avoir le lien complet

  

- La frappe est faite à la main, pièce par pièce, à l'aide de coins en bronze qui portent en négatif l'image destinée en positif sur la pièce (le flan reçoit en relief les empreintes gravées en creux des deux matrices entre lesquelles il a été placé). Le coin de l'avers (ou droit) est fixé à une enclume tandis que le coin de revers est fixé sur un poinçon mobile. On chauffe le flan avant de procéder à la frappe à l'aide d'un marteau. Les deux faces de la pièce sont donc frappées, estampillées, de cette manière, en même temps. Le coin fixe s'use moins vite que le coin mobile (de revers), il faut environ 1 coin droit pour 2 ou 3 coins de revers, il est possible ainsi de déterminer sur une pièce les côtés frappés par les coins de revers et d'avers. Un coin droit peut frapper 10 000 à 16 000 pièces. Pour décrire une monnaie, on commence par la face où se trouve le symbole de l'autorité émettrice, on appelle cette face le droit (l'avers) même si cela ne correspond pas à la réalité de la frappe.

 

"Les autres trésors de Vercingétorix."

Avec Gergovie Merdogne

WIKI; Le trésor de Pionsat. (cliquez sur l'image)

Pionsat est une commune à 70 km de Clermont Ferrand. Personne ne conteste le fait qu'il sagit peut être du trésor de Vercingétorix en tenant compte que Gergovie soit à Merdogne. 

Si St Maurice de Lignon est bien Gergovie, il est complètement crédible que le trésor de Lapte soit celui de Vercingétorix.




Paul Ronin. D'azur au lion d'argent.










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