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[7,53] LIII. Tel fut le discours de César, à la fin duquel il releva le courage des soldats; il leur dit de ne pas se laisser abattre par cet événement, et de ne point attribuer au courage de l'ennemi ce qu'il n'avait dû qu'à sa bonne position; et persistant dans ses projets de départ, il fit sortir les légions du camp et les mit en bataille sur un terrain favorable. Vercingétorix descendit aussi dans la plaine : après une légère escarmouche de cavalerie, où César eut le dessus, il fit rentrer ses troupes. Il en fut de même le lendemain; jugeant alors l'épreuve suffisante pour rabattre la jactance des Gaulois et raffermir le courage des siens, il décampa pour se rendre chez les Édues. Les ennemis n'essayèrent même pas de le suivre, et le troisième jour, il arriva sur les bords de l'Allier, rétablit le pont et le passa avec l'armée.
 
César a perdu la bataille mais veut démontrer à ses troupes que la défaite est due  à  la configuration de l’oppidum plus qu’à la supériorité militaire des Gaulois. Il va provoquer quelques escarmouches dont il aura systématiquement le dessus. Quand ses démonstrations auront enfin prouvées sa supériorité militaire, il quittera Gergovie convaincu qu’avec ses six légions, elle est imprenable.

Il écrit : Vercingétorix descendit aussi dans la plaine. Ceci implique que les deux camps sont en hauteur puisque César descend dans la plaine et Vercingétorix aussi. Vous noterez que du coté de Clermont Ferrand, les supposés camps de César sont déjà dans la plaine.

Cette petite plaine alluviale mesure environ une quarantaine d’hectares. Elle est le confluent de l’Elaver et du Lignon. Elle est largement suffisante pour une escarmouche de cavalerie.

On peut supposer que César a abandonné son petit camp sur la colline au pied de l’oppidum et que Vercingétorix se l’est réapproprié.




7-XLVII César et la 10ème légion.VII-LIII César quitte Gergovie










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