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EXTRAIT DE LA GUERRE DES GAULES, CONCERNANT GERGOVIE

La totalité de l'oeuvre est en ligne sur internet

http://ugo.bratelli.free.fr/Cesar/CesarGuerreGaules.htm

http://www.ebooksgratuits.com/pdf/cesar_guerre_des_gaules.pdf

 

Extrait du livre VII

 

http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/caesar_dbgVII/lecture/12.htm

[7,6] VI. Lorsque César apprit ces événements en Italie, il savait déjà que, grâces aux talents de Cn- Pompée, les affaires avaient pris un meilleur aspect à Rome; il partit donc pour la Gaule transalpine. En arrivant, il se trouva fort embarrassé sur le moyen de rejoindre son armée; car s'il faisait venir ses légions dans la province, elles auraient dans la marche à combattre sans lui; que s'il essayait de les aller trouver, il n'était pas prudent de confier sa personne même à un peuple qui à cette époque paraissait soumis. [7,6] His rebus in Italiam Caesari nuntiatis, cum iam ille urbanas res uirtute Cn. Pompei commodiorem in statum peruenisse intellegeret, in Transalpinam Galliam profectus est. Eo cum uenisset, magna difficultate adficiebatur, qua ratione ad exercitum peruenire posset. Nam si legiones in prouinciam arcesseret, se absente in itinere proelio dimicaturas intellegebat; si ipse ad exercitum contenderet, ne eis quidem eo tempore qui quieti uiderentur suam salutem recte committi uidebat.
[7,7] VII. Cependant le Cadurke Luctère, envoyé chez les Ruthènes, les attire au parti des Arvernes, va de là chez les Nitiobriges et les Gabales, qui lui donnent les uns et les autres des otages; puis, à la tête d'une nombreuse armée, il marche pour envahir la Province du côté de Narbonne. A cette nouvelle, César crut devoir préférablement à tout partir pour cette Province. Il y arrive, rassure les peuples effrayés, établit. des postes chez ceux des Ruthènes, qui dépendent de la province, chez les Volkes Arécomikes, chez les Tolosates et autour de Narbonne, lieux qui tous étaient voisins de l'ennemi. En même temps, il donne ordre à une partie des troupes de la province, et au renfort qu'il avait amené de l'Italie, de se réunir chez les Helves, qui sont limitrophes des Arvernes. [7,7] Interim Lucterius Cadurcus in Rutenos missus eam ciuitatem Aruernis conciliat. Progressus in Nitiobriges et Gabalos ab utrisque obsides accipit et magna coacta manu in prouinciam Narbonem uersus eruptionem facere contendit. Qua re nuntiata Caesar omnibus consiliis anteuertendum existimauit, ut Narbonem proficisceretur. Eo cum uenisset, timentes confirmat, praesidia in Rutenis prouincialibus, Volcis Arecomicis, Tolosatibus circumque Narbonem, quae loca hostibus erant finitima, constituit; partem copiarum ex prouincia supplementumque, quod ex Italia adduxerat, in Heluios, qui fines Aruernorum contingunt, conuenire iubet.
[7,8] VllI.. Ces choses ainsi disposées, et Luctère s'étant arrêté et même retiré parce qu'il crut dangereux de s'engager au milieu de ces différents corps de troupes, César se rendit chez les Helves, quoique dans cette saison, la plus rigoureuse de l'année, la neige encombrât les chemins des Cévennes, montagnes qui séparent les Helves des Arvernes. Cependant à force de travail, en faisant écarter par le soldat la neige épaisse de six pieds, César s'y fraie un chemin et parvient sur la frontière des Arvernes. Tombant sur eux au moment où ils ne s'y attendaient pas, parce qu'ils se croyaient défendus par les Cévennes comme par un mur, et que dans cette saison les sentiers n'en avaientjamais été praticables même pour un homme seul, il ordonne à sa cavalerie d'étendre ses courses aussi loin qu'il lui sera possible, afin de causer aux ennemis un plus grand effroi. La renommée et des courriers en informent bientôt Vercingétorix. Tous les Arvernes éperdus l'entourent et le conjurent de penser à leurs intérêts, de ne pas laisser ravager leurs propriétés, maintenant que toute la guerre s'est portée chez eux. Il cède à leurs prières, décampe, quitte le pays des Bituriges, pour se rapprocher de celui des Arvernes. [7,8] His rebus comparatis, represso iam Lucterio et remoto, quod intrare intra praesidia periculosum putabat, in Heluios proficiscitur. Etsi mons Ceuenna, qui Aruernos ab Heluiis discludit, durissimo tempore anni altissima niue iter impediebat, tamen discussa niue sex in altitudinem pedum atque ita uiis patefactis summo militum sudore ad fines Aruernorum peruenit. Quibus oppressis inopinantibus, quod se Ceuenna ut muro munitos existimabant, ac ne singulari quidem umquam homini eo tempore anni semitae patuerant, equitibus imperat, ut quam latissime possint uagentur et quam maximum hostibus terrorem inferant. Celeriter haec fama ac nuntiis ad Vercingetorigem perferuntur; quem perterriti omnes Aruerni circumsistunt atque obsecrant, ut suis fortunis consulat, neue ab hostibus diripiautur, praesertim cum uideat omne ad se bellum translatum. Quorum ille precibus per motus castra ex Biturigibus mouet in Arueruos uersus.
[7,9] IX. César ne s'arrêta dans le pays que deux jours, prévoyant le parti que prendrait Vercingétorix; et il quitta l'armée, sous le prétexte de rassembler des renforts et de la cavalerie. Il laisse le commandement des troupes au jeune Brutus, et lui recommande de pousser en tous sens et le plus loin possible des partis de cavalerie; il aura soin de ne pas être absent du camp plus de trois jours. Les choses ainsi réglées, il arrive en toute diligence à Vienne, sans y être attendu. Il y trouve la nouvelle cavalerie qu'il avait envoyée depuis plusieurs jours, et sans s'arrêter ni de jour ni de nuit, il se rend à travers le pays des Édues chez les Lingons, où deux légions étaient en quartiers d'hiver : il voulait, si les Édues avaient eux-mêmes des desseins contre sa personne, en prévenir l'effet par sa célérité. Arrivé chez les Lingons, il dépêche des courriers aux autres légions, et les réunit toutes avant que les Arvernes puissent être instruits de sa marche. A cette nouvelle, Vercingétorix ramène son armée chez les Bituriges, et de là va mettre le siège devant Gorgobina, ville des Boïens, que César, après les avoir vaincus dans la même bataille que les Helvètes, avait établie sous la dépendance des Édues. [7,9] At Caesar biduum in his locis moratus, quod haec de Vercingetorige usu uentura opinione praeceperat, per causam supplementi equitatusque cogendi ab exercitu discedit; Brutum adulescentem his copiis praeficit; hunc monet, ut in omnes partes equites quam latissime peruagentur: daturum se operam, ne longius triduo ab castris absit. His constitutis rebus suis inopinantibus quam maximis potest itineribus Viennam peruenit. Ibi nactus recentem equitatum, quem multis ante diebus eo praemiserat, neque diurno neque nocturno itinere intermisso per fines Aeduorum in Lingones contendit, ubi duae legiones hiemabant, ut, si quid etiam de sua salute ab Aeduis iniretur consili, celeritate praecurreret. Eo cum peruenisset, ad reliquas legiones mittit priusque omnes in unum locum cogit quam de eius aduentu Aruernis nuntiari posset. Hac re cognita Vercingetorix rursus in Bituriges exercitum reducit atque inde profectus Gorgobinam, Boiorum oppidum, quos ibi Heluetico proelio uictos Caesar collocauerat Aeduisque attribuerat, oppugnare instituit.
[7,10] X. Cette entreprise mettait César dans un grand embarras. Quel parti prendrait-il? Si, pendant le reste de l'hiver, il tenait les légions réunies sur un seul point, il craignait que la prise d'une ville tributaire des Édues ne le fit abandonner de toute la Gaule, parce que l'en verrait que ses amis ne pouvaient compter sur sa protection; s'il entrait en campagne plus tôt que de coutume, la difficulté des transports pouvait le faire souffrir du côté des vivres. Cependant il crut plus à propos de s'exposer à tous ces inconvénients que d'essuyer un affront propre à aliéner les esprits de tous ses alliés. Ayant donc engagé les Édues à lui envoyer des vivres, il fait prévenir les Boïes de sa marche, et les exhorte à rester fidèles et à soutenir vigoureusement l'attaque des ennemis. Laissant à Agendicum deux légions avec les bagages de toute l'armée, il se dirige vers les Boïes. [7,10] Magnam haec res Caesari difficultatem ad consilium capiendum adferebat, si reliquam partem hiemis uno loco legiones contineret, ne stipendiariis Aeduorum expugnatis cuncta Gallia deficeret, quod nullum amicis in eo praesidium uideretur positum esse; si maturius ex hibernis educeret, ne ab re frumentaria duris subuectionibus laboraret. Praestare uisum est tamen omnis difficultates perpeti, quam tanta contumelia accepta omnium suorum uoluntates alienare. Itaque cohortatus Aeduos de supportando commeatu praemittit ad Boios qui de suo aduentu doceant hortenturque ut in fide maneant atque hostium impetum magno animo sustineant. Duabus



texte de Strabon










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